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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 12:15

XX - le 1er juin.

le prix de la revanche vendetta d’un autre temps inachevé

le prix légué ou délégué celui du rêve et du courage celui de

la force et d’un honneur disparu disséqué par deux générations

de connivence de désertion de discours ineptes et corrompus

pour le prix du pouvoir et de l’argent confisqué légalement

l’honneur du devoir de se salir les mains pour une juste cause

car le reste ne vaut pas grand-chose pas grand-chose sinon rien

car j’ignore combien de temps il aurait fallu vivre pour écrire

d’une autre manière pour décrire la peau des mots lever leur

âme première comme celle des enfants qui apparaissent soudain

sans faux semblant il aurait fallu dire décider exécuter les sentences

tendre la main aussi opportune d’un Don paisible car qu’attendre

de la vie sinon faire créer explorer inventer la beauté sans nom

non celle des dieux ignares arrogants sans figure ni faute humaine

le meurtrier aurait été un artiste qu’il ne s’en serait pas pris autrement

pour créer chaque nuit sans lune un nouveau spectacle n’apportant aucune

réponse sinon l’interrogation de la peur et la recherche de la raison pure

fantastique d’une autre saison en enfer livre fascistoïde s’il en est et cela

ne va pas faire plaisir à tout le monde universitaires à genoux devant

les grands enfants des siècles passés qui firent ce que eux n’ont jamais

osé faire faute de mieux ou de courage c’est selon la prise de terre

quelles origines et quels fondements ainsi se verraient autosaisir

tous les peintres sculpteurs des mots même le créateur de l’origine

celui venu de Cuba qui se nomme devant les hommes Andres

sculpteur exposé à La Habana et New York city aurait pu reproduire l’écheveau

d’os de crânes mélangés à la force des autres dans une catacombe

dantesque faite de silences observateurs et même la peintre Roxane

aurait pu dessiner par ordinateur les couleurs du sacrifice

et quel poète de quelle hauteur aurait pu jeter ce corps des mots

transis à la farce du public demeuré

sans mots

sinon moi

je pose la question qui pourrait construire le nouvel édifice

pour enfin rejoindre la seule beauté irréelle du réel

qui nous créé nous tient et nous retient dans le plus bel acte

de choix positif

tout comme Aurélien trouva franchement laide Bérénice

la première fois qu’il la vit fruit de la peur et de mes entrailles

pour qu’enfin dans le sud de mes pensées elle jaillisse

pour emporter la force mâle de ce pays petit étroit et laid

devenu une camisole de force et un pénitencier à ciel ouvert

ah dieu que cela est triste de n’avoir rien vu venir

et de n’avoir rien pu faire

face à la langue de bois dont on fait toujours les triques

aujourd’hui virtuelles

puisque notre autocensure est notre prison

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Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit

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