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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 17:59

 

Donner une clé à chaque texte ; pour conduire le patient lecteur sur la voie de l’image, le conduire et l’amener au cœur du scénario poétique, le guider afin qu’il ne se perde, pour le rendre réellement dépendant du sexe du poème, qu’il le désire ardemment et qu’il puisse conclure, l’absorbant pour s’en nourrir.

Le poème rappelle comme un clocher à l’ordre ; sursaut d’imaginaire, rappel de l’incendie, déclaration de la véritable guerre !

Rangez-moi du côté des importuns, puisque cela semble vous déranger d’interroger votre vie, mais la petite égocentrique, qui vous mène par le bout du nombril, mais la vivante et vraie qui bruit de votre envie, rassurante et infernale, qui vous pousse et retient dans le même temps, et projette des projecteurs éteints pour le moment, qu’il vous est pourtant si difficile d’apercevoir.

Rappelez-vous qui vous étiez, beau et triste, fou et vivant, amoureux et rebelle, révolutionnaire et croyant… Vous avez abandonné tous vos vestiges et vous vivez à l’intérieur retranché comme un fossile. Vous avez perdu l’élégance de la jeunesse du monde, aujourd’hui c’est un crime que d’être jeune et vous finirez en prison faute d’avoir prononcé les mots qu’il ne fallait pas. La langue est devenue un mouroir d’où sont exclus les vivants. La ville est fausse, ses avenues arrogantes, elle repousse encore plus loin ses innocents.

Apprenez et lisez dans le creux de la main, en république sud-africaine c’est le parti qui fait la police, et répétez lentement pour mieux entendre par vous-même : à Porto Alegre c’est le peuple même qui gère son avenir. Cela vous semble irréel, c’est pourtant si près, et pourtant si loin…

La trace du poème n’est cependant pas si éloignée que l’on pense ; ses couleurs présentes veillent à la construction d’une nouvelle gamme. Elles changent en fonction des heures de la nuit ou du jour, elles froncent des sourcils, elles bougent dans un bougé de frissons et de doutes. Le poème gît épitaphe, croît missile, s’écrase chêne, dévore tigre et se meut en un éclair sans orage.

Sa force inconnue jusqu’alors, preuve de la médiocrité des temps et des hommes, si peu attachés à leur force, si proches de l’enfer !

 

 

8.08.02

 

 

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Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
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