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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 18:36

2

 

Hâtives

 

 

 

L'expression naît en un cœur absent

n'est en un sens

étroit jamais

sans limite

des sensations immortalisent les précipices

 

Poussez la vertu en son principe

même si et seulement si

la question n'est qu'affirmation

 

La synchronisation répond au dialogue

de l'esquisse

rayons X sur des songes d'insomnies

la rumeur gronde dans ses fragments fragiles

 

Dans la baie des Trépassés

chaque vague de la marée d'équinoxe

dessine son prénom dévoré par les sables

 

Soudain

se dessine l'insurrection lente

des jours comblés

 

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 18:38

1 

Vacances des pouvoirs

 

Une époque fut

en cet étrange pays

où l'on devenait général à vingt-six ans

où l'on mourait vaillamment à trente-sept

et que la retraite sonnait après des charges désespérées

 

Il fut un temps où la république portait

ses hérauts par-delà les frontières abstraites

que le sang se pâmait dans des rires forcés

mais tout ceci n'est qu'idéal et mythes

la raison a ses rites

quand la prescience des songes les ronge

 

Exténué fatigué harassé par les vilenies

la capacité d'inventivité se révèle chaque jour plus nauséabonde

 

Il fut un temps où les poètes patientaient sur les barricades

quand des poèmes servaient d'étendard aux drapeaux de sang

 

Attend

patiemment l'insurrection des possibles

frappé par les monstres de l'impatience

la revanche sur la vie s'apprend

à deux dans l’aveu

l'affirmation de soi

 

Dans les tout prochains jours

quand il fera froid

pointera l'insurrection intime

 

Souvent les plus jolies fleurs poussent sur les décharges

image symbole

elles poussent dans le silence

 

La femme est un jardin

 

C'est alors que l'on prie

des rites païens

de crainte

de tenter de vivre

 

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 20:29

 

Le spectacle dure dans le temps et marque les générations à naître

l'espace d'une seconde la rencontre peut venir à manquer

la leçon vite apprise quand le hasard qui nous guette

nous tient par l'oreille pour formuler clairement

 

Monsieur vous êtes confus

Rassurez-vous Madame

les héros insolents ne meurent pas dans leur lit

la fin voudrait qu'elle soit triste

mais les badauds rient des schémas écrits par avance

le dessein à l'œuvre avant que la messe ne soit dite

 

Appareillage

équarrissage des ombres

propulsion des romantiques

de guerre lasse réaction

 

Lasse la ruche compte ses abeilles

la souffrance quant à elle

la souffrance se mesure à l'aune

d'une faiblesse

 

On voudrait se croire encore aimé

juste un moment

 

Dans la nuit blanche où la lune rit

bruissent les rumeurs des corps

 

Ils se devinent sous la lune rousse

en images-pensées d'une vie possible

lorsque les jumeaux seront des pères héroïques

dans la nuit blanche où la lune rit

bruissent les rumeurs des corps

 

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 18:28

 

Le rideau s'entrouvre

les rêves se rêvent dans la pénombre

pourtant rêver sa vie emmène loin sans encombres

c'est pourquoi l'on voit soudain se tourner en direct

et malgré l'ordonnancement du cadre et du matériel

le plus fabuleux des scripts un film qui fait lien

et sens entre la poésie et le réel

un tombeau d'ironies intelligibles et marquées profondément

dans la chair de toutes les cicatrices

 

L'histoire s'y perd quand l'émerveillé touche la certitude

de chair et la transforme en mythe

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 18:19

 

Il faut fermer les portes une par une

ou soulever le loquet d'une huisserie souvent close

briser les lumières d'un geste rapide et précis

qui traduit la nervosité des apparences

 

Le reflux des paroles les phrases esquissées

et celles si imprononçables car si faciles à soulever des néants

On ne devine jamais quand le jeu

repousse l'immortel

la bonté et la chasteté de sentiments vertueux disposent de lointains espaces

 

Se prononcer quant à l'issue

s'avère risqué

se prononcer trop vite

quant à l'issue

 

Ne pas s'avouer le ressort de la beauté des jours des heures

et des minutes somnolentes

Ecoute un pic-vert taper doucement au volet

 

Avouer

sans la magie des atours

dire les choses comme elles se prononcent dans l'art

d'affronter

tête bêche

s'avouer la magie des choses

 

Le passé meurt à sa place un peu plus chaque jour

à la place des justes

et les instants précieux se meuvent de leurs longs cils oranges

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 14:01

 

Monologue de l'ombre distraite

fait et défait à volonté la narration

en toute candeur

 

Des faits quant à

soi

la permanence de faire accroire pour l'humanité

et tant qu'à faire se choisir la plus belle scène

 

Du projet d'une scène unique composée

de préférence sous la pluie printanière

d'un acteur et d'une actrice

ne sachant pas leur texte

ou bien l'inventant dans la limite

d'une mise en scène improvisée

 

Le ciel serait nerveux et la musique

ancienne antienne qui recommence à chaque fois

parcours qui se finit et recommence

en des fins multiples sous le signal

du farceur

 

Le rideau se lève souvent

à l'heure absolue du mensonge

 

La salle s'est remplie au fil des ans

et on calcule le nombre mérité d'ennemies

souvent on en conclut que nous sommes

vous êtes votre pire ennemi

vous qui portez dans le regard et le visage

les marques insolentes de l'impatience

vous ne pouvez l'apercevoir dans l'examen du miroir du soir

et le matin incrédule repose toujours la même question

 

Regarder sans voir devient un phénomène plus fréquent

que l'on ne croit

 

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 13:43

 

Le spectateur s'est levé du banc

s'est agité en abandonnant tous les anciens masques

puisque en quelques minutes vite fait comme avalées

naquit l'impensé une nouvelle tentation de l'exquis

 

Les doutes

les illusions d'un roman romain

sur la fragilité de l'espérance

et son fragile cortège d'incertains

 

On se met toujours à la même place

dans le spectacle que l'on se monte

l'attrait de la scène impudique

une place la première

où nous sommes le seul spectateur aphone

puisque le personnage est roi

et les dialogues mineurs

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 16:49

 

III

 

 

 

CONTRE LE COURANT

 

(Une main sous le regard)

 

à Gilles Mazuir,

l'ami de trente ans

qui m'a vu maintes fois mourir


 

 

Je ne crois pas que la révolution soit finie.

 

Maximilien Robespierre

 

 

 

 


 

Rien ne meurt jamais dans une vie. Tout survit. Nous ensemble, nous vivons et survivons. C'est ainsi que toute culture est toujours tissée de survivances… Ce sont des éléments historiquement morts, mais humainement vivants qui nous composent.

 

Nous nous trouvons à l'origine de ce qui sera probablement l'époque la plus laide de l'histoire de l'homme : l'époque de l'aliénation industrielle. Vous en êtes déjà une victime, dans la mesure où votre jugement n'est pas libre au moment même où vous croyez le mieux exercer votre liberté ; je suis une autre victime dans la mesure où ma libre expression passe pour "autre que ce qu'elle est". Le monde s'achemine sur une voie horrible : le néocapitalisme éclairé et socialdémocratique en réalité plus dur et plus féroce que jamais.

 

 

Pier Paolo Pasolini

 

 

 

 

Apprendre les morsures du temps

et combler les rides d'un sourire de toi.

 

On n'a pas fini le printemps !

 

 

 

Paradoxe de fin annoncée

 

C'est vendredi

                            l'amplification de tous les crimes

                                      d'un jubilé d'adversités dérisoires

 

et comme par l'inouïe magique

se leva d'un coup l'explication

terrassée par les boulevards d'un scénario d'antan

 

Plus de secrets

ni de questionnements des douleurs

des masques éteints de l'apparence

opposant la même réponse identique dans le toujours

lancée aux sortilèges du hasard

 

Cela s'est passé exactement à une heure étrange

sur le chemin du retour au travail

dans le silence de la radio

et le retenu des larmes

 

Grâce à la patience de la vie

le rideau a soudain remonté son manteau vers le ciel

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 17:31


le soir de

Paris

rouge

de son meurtre

attachant

 

 

14.08.02

 

J’écris souvent pour essayer de ne plus me mentir.


 

 


 

Imaginaires,

 

imaginez !

 

 

 

 

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 18:36

 

Termine le rituel marin

La pendule est cassée

Les valises jamais fermées

Mais les meubles sont d’habiles

Compagnons immobiles

Lisez les règles verticales

J’en connais qui reviendraient à la charge

Le hasard offre parfois de drôles de rencontres

Minuit maudit les larmes

 

 

13.08.02

 

 

 

 

 

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