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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 22:37

A POIL !

14 octobre il fait bien froid c'est épatant

pull veste manteau écharpe et même galure

plus besoin de se chauffer au feu de Satan

dans la laine on est bien si on force l'allure

c'est pour être encor mieux à l'abri de sa bure

d'où l'on est prêt à défier Léviathan

sans qu'on ait à chercher soutien dans la biture

ni aide aucune auprès des fées des charlatans.

la fille en face a les épaules nues parole

elle est jeune elle a le sang chaud que sa corolle

s'en doit écarquiller en désir d'un chaud sang

qui saurait l'ensanglanter d'un jet magnanime

il s'ensuivrait une incandescence anonyme

question pelure on préfèrerait être sans

Laurent FOURCAUT

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 22:33

la pluie novembre

plaise aux feuilles

chues à pelure d'orange

liasse de la prochaine abondance

tous sont maintenant priés

de baisser les bras

JMP

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 22:51

mille milliards les

arbres déguisés par

les images de papier

des parures des hommes

JMPlatier

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 14:24

Découvrez mes dernières parutions sur KDP sur le site :

http://jmplatier.wix.com

avant la prochaine parution de la première époque de mon premier roman composé de 4 époques, de 1943 à 2014.

Bientôt disposnible sur tablette sur KDP, le premier volet :

Les Absents

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 22:59

Le dormeur du rivage

Il dort, à la lisière de la terre et de la mer.

Il est resté parmi nous le temps des premiers pas, des premiers rires, des premiers mots.

Les vagues viennent lui murmurer une berceuse qu’il n’entend pas.

Il ne sait plus rien de la guerre, du bruit des bombes, de la fuite, de l’espoir.

Dans l’eau, il a cherché une main.

Il est petit, il dort, la tête dans le sable.

Pierre Maubé

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 18:48

SAMBA DU BAS

Un vent doux fait frémir les feuilles du figuier

ça vit d’une vie sans passé et anonyme

c’est l’éternel présent de la vie unanime

seuls entre les vivants nous être grave inquiets

quand on est à Cherbourg on voudrait être à Nîmes

s’il fait chaud on veut froid s’il gèle on prend son pied

à suer au sauna mais toujours le guêpier

du désir nous torture aucun dieu magnanime

pour nous tirer de là aussi dieu n’est jamais

qu’une image agrandie du père je promets

d’avoir le cœur calqué sur la lenteur des plantes

ou balancé ravi sur un air de samba

cédant enfin au désir de rejoindre en bas

les zélateurs rampants de l’existence lente

Laurent FOURCAUT

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 21:36

épilogue

avec tant d’indices il est grand temps

de se préparer à quitter la scène

du crime

les indices donnés jour après nuit

collationnés répertoriés en une liste

à la Prévert dont un écrivaillon

affirmait il y a quelques années

le qualifier de poète le plus con

à la ronde du siècle

le plus con n’est pas celui qu’on croit

et on peut parfois regretter

que la mort des mots fasse

si peu attention à la vérité

je ne me moque pas

ni n’accuse sans procès d’intention

ni pièces à conviction

et cela ne m’amuse guère

de confier à tire larigot

sauf à regretter que l’autodestruction

malsaine malfaisante qui bride

et tue à petit feu le temps

qui passe et ses saisons de circonstance

alors qu’il suffirait de peu de choses

pour s’élever et rejoindre l’Eden

ici-bas sur terre quant aux cieux

nous ne sommes guère pressés

de les soulever de la paume

et l’homme petit au regard

de l’univers devient ce petit homme

enfant qui apprend à ses dépends

les liaisons délibérées

entre ce que nous sommes

et pourrions devenir

sans tomber dans le ridicule

du paraître des monstres

si la volonté s’affirmait en tous lieux

et moments actualisés pour rejoindre

la seule personnalité enfantée

du commencement à la fin

en résumé

le pouvoir s’est exilé de crainte

de subir des colères légitimes

de dieu du pape des hommes

ou pire de ses électeurs naïfs

impuissants qui n’ont su que déléguer

leur minuscule pouvoir

pour une si grande trahison

alors que les nuits apportent

leurs cortèges de morts neufs

quand le périmètre délimité de recherches

de preuves d’enquête et d’indices

qui ont pu orienter les diverses directions

de l’enquête qui ont été données dirigées puis

enfin retirées un nombre de fois incalculable

qu’on ne sait désormais plus qui fait quoi

et quand ni surtout qui détient la seule

et vraie responsabilité aujourd’hui dissoute

dans un néant proche de l’infini

qui décide

qui dirige

qui donne le cap

à une nation

qui en a

perdu jusqu’ici

son

nom

FIN

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 20:29

XXI - le 2 juin.

poser la question c’est d’abord y répondre

et je n’ose peindre ou poser la dérision des mots

dans l’évidence transmise de la page du jour

comme si une page nue s’offrait totalement à nos mondes disparus

une page nouvelle à réécrire dans la fureur du nouveau jour

acharné à naître ce jour imaginé fait de victoires

et de défaites un jour crucifié par notre ignorance repue et vaine

qu’avons-nous su dire et faire pour exister lors de chaque instant promis

ne sommes-nous pas suffisamment à l’étroit

dans le corps de nos vies muettes expertes sensibles

laissons-nous voir pour réellement percevoir

laissons-nous ressentir l’intuition qui nous guide

vers cet unique paradis qui nous protège

laissons-nous entendre les paroles amies

de cet amour qui seul nous grandit

beaucoup plus haut qu’on ne le pense

car il en faut de la patience à la lecture pour deviner quel a été

le moment le plus long en comparaison avec l’écriture

la pensée vole de ligne en ligne de marge en marge

plus vite encore que toutes les morts à venir

imaginables et évidemment possibles

en posant les limites à ce territoire

se construit le projet contre toute logique

cartésienne ainsi avancent les divisions du risque

des challenges à toute épreuve car personne

ne peut sauf miracle avoir la même idée au même instant

et hormis le plagiat juridiquement répréhensible il ne semble

pas possible que deux êtres valident la même phrase le même

récit à la même heure dans le même moment

celui de la guerre sans nom qui se dessine

à l’heure dans les rigoles du sang et

des larmes

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 12:15

XX - le 1er juin.

le prix de la revanche vendetta d’un autre temps inachevé

le prix légué ou délégué celui du rêve et du courage celui de

la force et d’un honneur disparu disséqué par deux générations

de connivence de désertion de discours ineptes et corrompus

pour le prix du pouvoir et de l’argent confisqué légalement

l’honneur du devoir de se salir les mains pour une juste cause

car le reste ne vaut pas grand-chose pas grand-chose sinon rien

car j’ignore combien de temps il aurait fallu vivre pour écrire

d’une autre manière pour décrire la peau des mots lever leur

âme première comme celle des enfants qui apparaissent soudain

sans faux semblant il aurait fallu dire décider exécuter les sentences

tendre la main aussi opportune d’un Don paisible car qu’attendre

de la vie sinon faire créer explorer inventer la beauté sans nom

non celle des dieux ignares arrogants sans figure ni faute humaine

le meurtrier aurait été un artiste qu’il ne s’en serait pas pris autrement

pour créer chaque nuit sans lune un nouveau spectacle n’apportant aucune

réponse sinon l’interrogation de la peur et la recherche de la raison pure

fantastique d’une autre saison en enfer livre fascistoïde s’il en est et cela

ne va pas faire plaisir à tout le monde universitaires à genoux devant

les grands enfants des siècles passés qui firent ce que eux n’ont jamais

osé faire faute de mieux ou de courage c’est selon la prise de terre

quelles origines et quels fondements ainsi se verraient autosaisir

tous les peintres sculpteurs des mots même le créateur de l’origine

celui venu de Cuba qui se nomme devant les hommes Andres

sculpteur exposé à La Habana et New York city aurait pu reproduire l’écheveau

d’os de crânes mélangés à la force des autres dans une catacombe

dantesque faite de silences observateurs et même la peintre Roxane

aurait pu dessiner par ordinateur les couleurs du sacrifice

et quel poète de quelle hauteur aurait pu jeter ce corps des mots

transis à la farce du public demeuré

sans mots

sinon moi

je pose la question qui pourrait construire le nouvel édifice

pour enfin rejoindre la seule beauté irréelle du réel

qui nous créé nous tient et nous retient dans le plus bel acte

de choix positif

tout comme Aurélien trouva franchement laide Bérénice

la première fois qu’il la vit fruit de la peur et de mes entrailles

pour qu’enfin dans le sud de mes pensées elle jaillisse

pour emporter la force mâle de ce pays petit étroit et laid

devenu une camisole de force et un pénitencier à ciel ouvert

ah dieu que cela est triste de n’avoir rien vu venir

et de n’avoir rien pu faire

face à la langue de bois dont on fait toujours les triques

aujourd’hui virtuelles

puisque notre autocensure est notre prison

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 21:05

XX - le 32 mai.

Hollywood en a fait un film avec Robert de Niro Al

Pacino et Leonardo Di Caprio dans les rôles principaux

mais les entrées n’ont pas engendré un gros tabac sachant

qu’on ne pouvait se déplacer au cinéma à la tombée du jour

et le film ne fut pas aussi mauvais que les critiques voulurent

bien le dire l’écrire le clamer un seul positif l’ayant réellement vu les autres

ne faisant qu’interpréter les idées et tirer le fil de la polémique

puisqu’ils n’ont pas été rémunérés pour sortir leur papier à bon escient

le film a été vendu par contre en supplément d’un hebdomadaires grand public

pour les classes moyennes moyennant 4,50 euros idem dans les stations-services

où en plus du plein le DVD est proposé au tarif imbattable de 3,50 euros

pourtant cette campagne à l’américaine n’a pas enclenché la ruée espérée

par les images dévoilées au grand goût du public averti perverti assoiffé

car ce qui se joue se joue en temps réel et au jour suit son lendemain inexorable

avec la certitude identique qu’il fera jour et que des morts le seront déclarés

au petit matin dans le même temps des naissances des cris de douleur

des larmes du travail et le premier des cris en aspirant l’air vite l’air

qui nous sauve de notre nuit de nous-même qui nous projette à l’aube

craché expulsé des entrailles des mères défaillantes qui se retrouvent avec

un autre être sur les bras au sein pendu ah qu’elles maudissent sur l’instant

les pères ou l’amant lâcheur qui les a inondé de sueur de désir de hargne

et puis du reste ardemment tout ceci pour tenter de vivre digne et droit

rester debout et avancer vers l’inexorable mort qui préside aux destinées

des vivants quelle comédie fragile quel éclat de rire général tout ça

pour ça de néant à celui de l’oubli né de rien pour disparaître tantôt

totalement hormis la mémoire flageolante des 2 ou 3 générations

pour le mieux qui n’oublieront partiellement et qui suivront le rythme

effréné de la copulation pour porter et rapporter ce qui a existé et

tenter d’inventer ce peut le devenir en un mot comme en cent

ce qui sera défini comme un désir d’humanité où symboles et

manifestations du réel le disputeraient aux monstres du néant

besoins du temps de l’instant où toute richesse s’évalue au prix

de ce qui reste à payer c’est-à-dire le pire

le prix du sang

aujourd’hui c’est demain

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