Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 10:10

 

Le temps défile

se souvient et louvoie

loin de la curée

demain s’écrit différemment

 

Il n’y aura bientôt plus aucun nuage

chaque pas lancé

prend la forme

de la beauté sauvage

 

Quel cri d’amour

jeté contre la fureur du vent

quel appel prononcer

quand sonne l’heure du choix rejeté d’antan

 

 

Le premiere couleur quand on vient au monde est le rouge a été publié aux éditions Le bruit des autres, mars 2011, 89 p., 12 euros (ISBN 978-2-35652-062-3)

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 09:56

 

Les mots s’arment

du complot

avant l’appel

définitif de l’aube

 

Ton histoire est la mienne

notre cœur notre sang

cette tragédie des vingt ans

sans aucune prise aucune

 

Demain

s’écrira autrement

demain se boit

et se voit hors champ

 

 

Le premiere couleur quand on vient au monde est le rouge a été publié aux éditions Le bruit des autres, mars 2011, 89 p., 12 euros (ISBN 978-2-35652-062-3)

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 16:58

Jean-M. Platier

 

 

 

 

La première couleur

quand on vient au monde

est le rouge

 

suivi de

 

Je revendique

 

 

 

celui qui parle

se fait entendre

celui qui dit

a les mots justes

celui qui sait

a les mots vrais

mais celui qui ne sait rien

ne peut pas répondre

il murmure ou il bégaie

en silence

 

La traversée du jour, éditions Bérénice, 2010.

Thierry Renard

 

 

 

 

 

Cette absence de réflexion individuelle

est la plus dangereuse maladie de notre siècle.

Ce que je dis ne va pas plaire à tout le monde.

Nous allons tous bientôt devoir payer.

 

Eloge des voyages insensés, éditions Verdier, 2008.

Vassili Golovanov

 

 

 

 

 

Le temps défile

et s’enchevêtre

des fils séparés

se relient peu à peu

 

Défilent les années

les années de silence

qui éteignent lentement

toute vie tout feu

 

Seul

contre l’ordre des choses

seul

mais invisible dans la nuit close

 

 

 

Le premiere couleur quand on vient au monde est le rouge a été publié aux éditions Le bruit des autres, mars 2011, 89 p., 12 euros (ISBN 978-2-35652-062-3)

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 22:15

Ami le croiras-tu ? rebelote il repleut

or il y'a depuis peu un trou dans la toiture

pas bien grand mais assez pour que le grenier le

plafond de la cuisine endurent la morsure

 

de l'eau ô combien délétère aussi bilieux

me voit-on à mon bureau quoique la mesure

des choses soit battue par le hein ? merveilleux

Hank Jones avec Charlie Haden sous ma bure

 

je tâche d'enrayer la crève de saison

les cordes de la basse un velouté organe

quoique sec et nerveux c'est ainsi si baisons

avec l'orde nuée c'est lui le polygame

 

qui scande ces noces derrière le fagot

et qui intègre t'oint en renaissant magot

 

Laurent FOURCAUT,

En attendant la fin du moi, éd. Bérénice 2010.

 

Repost 0
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 20:31

 

au détour du monde

sur une face rebelle

des yeux réveillent le vaste

spectacle séculaire

des étoiles triomphantes d’une Venise femelle

 

récitant des temps obliques

parlemente dans le silence

les éléments se plient

devant la force des vivants

la bouche pleine du souffle

qui apaise nourrit

enrichit

le vaste monde ignorant

 

fi de la politique

les poètes savent

et ne mentent pas sur les mots

ils clament sans cesse

l’innocence facile

l’innocence fragile

 

 

la vérité rougit soudain aux frontispices

du couteau

 

FIN

 

Paris, mars 2011

 

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 07:39

 

le monde se répand

dans la magie des histoires

les chasses d’éternelles vantardises

et les pêches miraculeuses

dépassent l’horizon des peines

 

l’homme un

réunifié

hun cavalier

scythe récitant

chasseur chassé

« un cheval pour un empire »

 

le propre de l’homme moderne

réside dans sa faculté

de briser l’élan naturel

de la reconquête inscrite

dans les pages des mythes

dont il ne reste rien

des pierres des effigies

des traces faciles immergées

dans le reflux des sables

 

aux plaies des tombeaux s’écarquillent

tous les murs de sel

pour l’or enterré vers l’avenir des conquêtes

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 07:38

 

je suis l’homme redevenu homme

mes pouvoirs au creux de mes mains

je saisis la lumière crue

salue transcende

guérisseur des mots

qui délivre le bien du mal

 

je m’inscris dans mon histoire des femmes

aux mains gantées

des laines de l’amour

loin des rumeurs atrophiées de désespérance

 

l’homme cette peur

gercée de l’ignorance

 

le véritable survivant

dessus les glaces

chante danse grimace

le froid brise les larmes

le gel sème le masque

 

nulle part où se reposer

sinon dans la chaleur cuivrée d’une femme

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 09:31

 

il faut attendre la levée en masse

pour qu’enfin se dessinent les désastres

le labour du sang

un peuple entier plongé dans la nasse

sans retour

 

demain s’accompagne du repli

du gel sur ta face

 

je suis l’homme chat

le voyant de nuit la nuit

qui vient sans la lune rousse

je suis l’homme épervier qui plonge

tue s’enfuit dans une guérilla sombre

je suis l’homme serpent qui attend son heure

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 20:33

Paris c’était l’automne Aix c’est encor l’été

à preuve les jolies filles peuplant les rues

on a les yeux mordus par les décolletés

et les derrières donc splendeur de la chair crue

 

montée sur des talons te voilà hébété

trop de beauté c’est trop le féminin en crue

vous roule dans son flot et c’est pas le Léthé

comment survivre à ça ? tu dis ce sont des grues ?

 

et alors ? c’est encor mieux d’ailleurs c’est la loi

elles offrent ce trop à nous pendante langue

et il faut payer non avec euros gaulois

mais de déperdition de soi hors de la gangue

 

où l’on vivait pépère un rien désespéré

pourquoi donc faut-il qu’on se plaise à galérer ?

 

Laurent FOURCAUT,

 

En attendant la fin du moi, éditions Bérénice, septembre 2010.

 

Repost 0
6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 11:19

 

rassure-toi le cœur tient bon

et je ne verse pas dans une tragédie noire

je mesure l’écart du moment

entre le rêve le plus fou

et l’exécrable réalité insane

aucun but ni objet ne peut renflouer

le manque qui bride et dévore le foie

du petit dieu hurlant

 

l’unité s’est construite

entre le poème de vérité

et le labeur qui tremble avant l’aube

les chemins se sont enfin reliés

pris dans la gangue d’autrefois

et le néant mesuré

la place est faite nette

et nul monstre ni calamité

pour endormir mes enfants sages

devant l’ignorance qui menace

et foudroie sur place ces cadavres

ambulants qui ne comprennent rien

à la cause du pourquoi du comment

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article

Qui Je Suis.

  • : Le blog de jean-m.platier.over-blog.com
  • Le blog de jean-m.platier.over-blog.com
  • : Ce blog est un lieu de partage, de découvertes. Chaque jour, un poème pour la nuit sera donné à la lecture, à la réflexion. Un espace Manuscrits publiés et non publiés sera mis en ligne. Une place importante sera donnée à la réflexion théorique poétique.
  • Contact

Recherche

Pages