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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 10:37

VI - le 17 mai.

et l’on se dit le jour dans le silence des regards blessés

que l’on paye cher nos écarts et la vie d’antan pressée

nos dépenses de vie facile nos plaintes excessives nos

drames larvés les cachets quotidiens pour dormir maigrir

ou bien baiser alors qu’il aurait fallu suivre les lignes de

simples principes de l’existence les berges de l’excellence

et nos envies les plus pures éloquentes nos faiblesses aussi

qu’il aurait fallu aimer vivre et non se dissoudre dans des

drogues sans goût ou des alcools périmés avant même d’avoir

été bus oui nous savions tout hélas ressentions le moindre

des pincements au cœur et faute de courage d’envie faute

d’avoir saisi chaque opportunité nous nous sommes laissés

enfermés dans cette cage plaquée or où l’on se figurait

qu’être seul serait la meilleure des solutions alors que nous sommes

devenus victime et bourreau à la fois de notre âme de

notre corps et si nous avions pu corrompre ceux de nos

parents de nos enfants nous avions le secret espoir d’être

à tout bout de champs haï car nous étions bel et bien les

champions de la haine de nous-mêmes ayant perdu nos chants

nos valeurs et principes premiers confondus et confondants

l’origine des temps et les conséquences des principes fondamentaux

prononcés nous ne savons plus qui nous sommes d’où nous

venons et surtout ni ce que nous voulons de notre terre promise

alors nous sommes partis en votant avec nos pieds nous

avons quitté le navire en abandonnant nos morts nos aïeux

nos frères nos sœurs et nos animaux serviles nous avons tout

laissé à bon compte aux barbares débarqués en robe et en Nike

révélées le pays de la liberté s’est sabordé en quelques années

et désormais les crimes trimestriels s’étalonnent à longueur

de JT barbant et on tue trois enfants sur le sol français

dans le retour irréel des Einsatzgruppen d’une balle dans la tête à bout

portant alors on tue en direct l’idée même d’enfance d’

humanité

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Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 14:19

V - le 17 mai.

la nuit une bruine tombe et dieu sait ce qu’il

peut arriver au cœur de ces ténèbres sombres

certains ont mis l’index sur des tribus cannibales

coupeurs de têtes mangeurs de foie collectionneurs

de nez d’oreilles de fémurs en provenance de Nouvelle

Guinée mais si un ou plusieurs spécimens de ces

zozos hantent les caves ou les chantiers ou les ruelles des restaurants

se trouvant par un extraordinaire hasard au cœur de la cité

cela semble bizarre autant qu’étrange qu’un ou deux individus

aient massacré avec une telle constance depuis un bon mois

143 personnes hommes pour la grande majorité hormis

treize péripatéticiennes opérant à proximité du bois mais

dont beaucoup il faut bien l’avouer se trouvaient de sexe

opposé plus un enfant roumain perdu sur la voie ferrée

condamnée côté 12ème et les autres au hasard des rues

du boulevard Arago à proximité de la Santé sous

le masque des platanes en fleurs ah elle est belle la cité

fermée à ses banlieues par des portes symboliques

restaurées en chicanes longs feux rouges et radars

automatisés interposés une ville de rêves disait-on toute en rondeur

pour nous persuader de notre bonheur à faible coût

mais les faits sont têtus alors que nous avions

tant nous n’avons plus rien n’est-ce pas rien que nos

espoirs perdus et nos regrets passés que la vie est triste

sans certitudes quand même prier relève de l’inconscience

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 14:08

à huppe fins oiseaux que le froid extasie

sur l'herbe aux marais entre Sainte-Mère et mer

trois juments nous observent de leur œil sans mer-

cy on dirait que l'air bleu est d'un noir d'Asie

l'année 14 meurt d'un coup d'euthanasie

se fourre au chaud moelleux de l'underground enfer

fait trois tours et renaît aussitôt qu'elle émer-

ge au mitan du grand show nouveau Count Basie

je meurs moi et renais chaque fois un peu moins

mais flirte avec l'espoir (mon ange en est témoin

même il n'en revient pas) que tantôt je me coule

au ventre Déméter émetteur de blé noir

escomptant l'euphorie du quidam qui s'écroule

envoûté par la déesse au vaste entonnoir

Laurent FOURCAUT

Auteur de En attendant la fin du moi

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 13:42

Je rentre de Toulouse ami plus mort que vif

très peu dormi depuis des nuits conf éprouvante

avion retardé par voyageur maladif

- je t'en veux faire le récit que point n'invente

« y a-t-il un toubib dans l'avion ? » captivante

question vient une fille ausculte l'homme aux tifs

pleins de sueur il va mieux l'avion part chacun vante

le talent de la meuf or en vue des fortifs

plutôt dans l'Orlybus me trouve à côté d'elle

interne en obstétrique vais-je être infidèle

à ma mie ? non mais je vis superbe son cul

dans l'avion et aussi son nombril quelle liesse !

la suite je dirai si t'aboules ta pièce...

merci - t'attends pas à un truc à la Dracu

Donc elle ôte son sac du si-ège au bord d'elle

je m'assois mais tu me connais d'un imposteur

je crains d'offrir la vue me voue au composteur

in petto aussi sec lors découpe en rondelles

mon lombric et lui sers faible une mortadelle

elle est ravie a encor cinq ans au compteur

d'études croit au service non profiteur

public je dis bravo lui fais ma ritournelle

littéraire (on se hausse malgré tout du col)

mais las je bafouillons en façon Darry Cowl

elle est déçue et c'est son cul qu'elle m'objecte

- toi prince de la drague enseigne-moi le truc

pour complaire aux nanas que perso je débecte

cesser de leur apparaître comme un trouduc

Laurent FOURCAUT

Auteur de En attendant la fin du moi, éd. Bérénice

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 13:36

V - le 17 mai.

la nuit une bruine tombe et dieu sait ce qu’il

peut arriver au cœur de ces ténèbres sombres

certains ont mis l’index sur des tribus cannibales

coupeurs de têtes mangeurs de foie collectionneurs

de nez d’oreilles de fémurs en provenance de Nouvelle

Guinée mais si un ou plusieurs spécimens de ces

zozos hantent les caves ou les chantiers ou les ruelles des restaurants

se trouvant par un extraordinaire hasard au cœur de la cité

cela semble bizarre autant qu’étrange qu’un ou deux individus

aient massacré avec une telle constance depuis un bon mois

143 personnes hommes pour la grande majorité hormis

treize péripatéticiennes opérant à proximité du bois mais

dont beaucoup il faut bien l’avouer se trouvaient de sexe

opposé plus un enfant roumain perdu sur la voie ferrée

condamnée côté 12ème et les autres au hasard des rues

du boulevard Arago à proximité de la Santé sous

le masque des platanes en fleurs ah elle est belle la cité

fermée à ses banlieues par des portes symboliques

restaurées en chicanes longs feux rouges et radars

automatisés interposés une ville de rêves disait-on toute en rondeur

pour nous persuader de notre bonheur à faible coût

mais les faits sont têtus alors que nous avions

tant nous n’avons plus rien n’est-ce pas rien que nos

espoirs perdus et nos regrets passés que la vie est triste

sans certitudes quand même prier relève de l’inconscience

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 12:08

Que faire quand la crève vous altère grave

l'intellect ? insulter ces crétins d'immortels

qui ne sont plus joignables que par minitel

alors qu'on veut plus que jamais jouir sans entraves ?

des sinus bouchés handicapent votre étrave

pas question éreinté de conduire à l'hôtel

cette blonde carabinée au relief tel

que Courbet l'eût choisie pour y couler sa lave

la place Gambetta un cirque où les autos

inscrivent dur l'inanité des ex-voto

vous attendez sans autre espoir que les dieux cuvent

leur vin divin matant impuissamment les meufs

vouant en pauvre type aux gémonies leur vulve

dont vous sortîtes dont depuis vous êtes veuf

Laurent FOURCAUT

auteur de : En attendant la fin du moi, éd. Bérénice, 2010.

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 12:05

V - le 17 mai.

la nuit une bruine tombe et dieu sait ce qu’il

peut arriver au cœur de ces ténèbres sombres

certains ont mis l’index sur des tribus cannibales

coupeurs de têtes mangeurs de foie collectionneurs

de nez d’oreilles de fémurs en provenance de Nouvelle

Guinée mais si un ou plusieurs spécimens de ces

zozos hantent les caves ou les chantiers ou les ruelles des restaurants

se trouvant par un extraordinaire hasard au cœur de la cité

cela semble bizarre autant qu’étrange qu’un ou deux individus

aient massacré avec une telle constance depuis un bon mois

143 personnes hommes pour la grande majorité hormis

treize péripatéticiennes opérant à proximité du bois mais

dont beaucoup il faut bien l’avouer se trouvaient de sexe

opposé plus un enfant roumain perdu sur la voie ferrée

condamnée côté 12ème et les autres au hasard des rues

du boulevard Arago à proximité de la Santé sous

le masque des platanes en fleurs ah elle est belle la cité

fermée à ses banlieues par des portes symboliques

restaurées en chicanes longs feux rouges et radars

automatisés interposés une ville de rêves disait-on toute en rondeur

pour nous persuader de notre bonheur à faible coût

mais les faits sont têtus alors que nous avions

tant nous n’avons plus rien n’est-ce pas rien que nos

espoirs perdus et nos regrets passés que la vie est triste

sans certitudes quand même prier relève de l’inconscience

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 22:34

Le yéti est bourré réclame une autre bière

il est chauve et barbu l'air taré et ravi

sort pour pétuner sans doute qu'au Kiravi

il a ruiné son corps et son cœur que la bière

recueillera bientôt en ultime ornière

il insiste le bougre assis sur mon avis

la tête étoilée d'un rescapé du navi-

re des timbrés où l'on n'apprend pas les manières

moi je bois mon Perrier en hasardant ces vers

songeant qu'il faudra tenir encore un hiver

à refouler la nuit qui vous embobeline

elle vous colle aux pieds comme dans ce couloir

en rêve où je fuyais d'un impuissant vouloir

la sorcière qui nous coursait moi et ma pine

Laurent FOURCAUT

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 09:37

IV - le 16 mai.

je dois dire que c’est un beau métier

de voir la liste d’attente et les arrhes versées

pour se balader noctambule sachant qu’un rescapé

qui reviendrait de deux nuits à pied devra attendre

un semestre entier pour pouvoir de nouveau postuler

et candidater à une mort prochaine dont il ne peut à

l’avance décider c’est là une forme de loterie bien

originale où les gagnants sont aussi les perdants

et la certitude un gage d’hypothèses possibles

c’est un peu le projet politique de réserve de la 5ème

finissante et qui n’en finit pas d’agonir

c’est alors que des bonnes volontés établissent des plans

afin de rétablir l’ordre et la normalité

et qu’ils fussent de droite de gauche du centre

ou de leurs extrêmes clairsemés les plans et prévisions

heurtent la première des questions mais

pourquoi

à droite l’homme providentiel à gauche le

consensuel et chacun promet tant et tant pour

rallier autant de voix sachant d’ores et déjà à

l’avance que leur politique ira bien entendu à l’encontre

de leur électorat rallié d’office d’abord trahi ensuite

dans cette systématisation forcenée de la fin d’une ère

idéologique où n’importe qui peut se faire acheter

même pour la moitié de son prix mais tous répètent à l’envie

ne pas connaître la position des institutions européennes

ni celle de la banque centrale ni la sublime du Vatican

qui a toujours un œil vigilant sur la destinée de sa fille aînée

morituri te salutant

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Published by Jean-M. Platier
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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 09:35

Soirée Beaujolais Nouveau Contoir des Marais

"Buffet libre-service offert par le Contoir"

la soirée à ce compte n'est nullement foir-

euse on pense au temps béni où l'on se marrait

sans se pourrir la vie à songer sans arrêt

au mouroir des marais que nourrit chaque soir

sous la brume et la nuit quand toutes choses choir

cet heureux temps n'est plus où l'âme se mirait

dans l'eau de la rivière ou le clair de la lune

de bon cœur ici l'on dilapide ses thunes

à boire un vin ravi de se savoir nouveau

l'eau du canal se gèle derrière la porte

l'est plus profond plus doux que n'est le caniveau

buvons pour savoir ce qui à la fin importe

Laurent FOURCAUT

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