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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 13:30

 

 

Expérience n° 1

 

Le mur était blanc. Et la table de formica marron tressé. La tapisserie de la même couleur que ma tête ; mon visage émacié. J’attendais ce qui pouvait advenir. J’ai eu à ce moment précis l’envie d’une machine à écrire. Qui pouvait savoir ce qui se tramait dans mon univers ? Moi-même ne le savais absolument pas. La feuille blanche et le stylo bille dressé attendaient l’histoire qui se fomentait depuis des années. Vingt-deux années pour commencer l’aventure et toute une vie à la préparer, sans avoir vécu. Quand l’occasion m’en fut donnée, j’ai fui devant la réalité des voyages, des risques et des rencontres providentielles.

Avec les mois et les années, lancé dans ce travail absurde, je n’ai rencontré aucun écho. La quête de l’aventure du passé indéniablement tournée vers le présent ne rencontrait que silence sinon incompréhension.

Refuge contre l’ennui, le sommeil et la mort.

Il n’existe pas de miracle et le travail devint lentement cette mission intime de l’être et du vivre, la nécessité d’un présent vécu ardemment, ces prémices d’une rencontre de l’absolu. Bien que l’on écrive toujours pour les autres, ces premiers errements tracèrent des voies parallèles et étranges vers une certaine vérité personnelle, un essai non académique pour dresser une sorte d’inventaire, de commentaire, justement pour ne plus être dans la posture du comment taire

Tout commencement a une fin et cette aventure revêtait ce caractère exceptionnel car elle ne pouvait avoir de fin. Restait à conquérir l’espace du papier, à vivre et travailler pour que l’ensemble joue de lui-même sa partition, sans que je fusse au cœur de sa destinée, sans que je ne sois le seul maître à bord, marin de l’impossible, mon bateau cheminant dans toute son autonomie de ma rive vers des milliers d’autres.

J’aurais dès le début à percer le secret des choses. J’appris très vite à ne rien reconnaître. Volontairement, j’étais perdu au milieu de l’océan, avec comme seul compagnon d’infortune des livres et des mots, des poèmes et des voix qui diraient mon monde Tout ce qui s’écrit se fait en dépit de soi.

Il fallait faire le chemin à l’envers, au-delà des décennies et des générations, inventer ce qui avait pu être, dans une perspective quasi scientifique, avec style, talent et perspicacité. Je n’avais pas appris la partition, je réinventais donc mon alphabet particulier, une nouvelle langue somme toute…

Le pillage avait commencé. Mais un espace sans commune mesure s’était dégagé, de ma propre volonté.

Il fallait tout oublier pour tout revivre, selon les mêmes termes et les mêmes voies ; ne rien corrompre, être juste avec soi et les autres, remettre en mouvement devant l’écran blanc les rêves et le sens ; celui non prononcé, le sens présent, caché, le sens absent.

Le champ des possibles a ainsi débuté. Dans une révolution poétique permanente.

 

 

 

La poésie est du côté des gens

 

         J’écris des poèmes pour ne pas mentir ; pour ne pas me mentir. Même si les mots ou les histoires traduisent souvent le mensonge de situations ; la vérité n’est jamais absolue ; ce n’est qu’affaire d’interprétation. Ainsi je n’ai jamais menti dans le corps de mes textes, de mes poésies, en dépit de la traduction de la réalité parfois réinventée sous la puissance de lumières particulières. Mais j’ai toujours été franc, dit la vérité, ma vérité du moment. Bien entendu, l’auteur a évolué, dans son corps et dans sa tête, il a changé comme chaque jour est différent de la veille. Aucun poème ne ment. Chacun donne au lecteur son essence, qu’elle soit futile, fragile ou fondamentale. La poésie est un cri qui ne ment jamais. Telle est sa force et sa faiblesse est ne pas y croire.

La poésie renverse les frontières, balaie les monstruosités, détruit les murs des prisons. Elle est l’ennemi viscéral des politiciens et des dictateurs. Elle seule apporte le souffle d’air et le premier rayon de soleil. Contre l’hiver qui hante le monde depuis des années, la poésie peut soulever, par le pouvoir des mots et l’intelligence des êtres humains, des montagnes !

 

 

Jean-Michel Platier

 

 

 

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 14:39

Chapitre – 1 -

 

 

CETTE CONFERENCE ne saurait aller plus avant sans que ne soient formulées les questions essentielles qui président à l’écriture en général et à celle de la poésie en particulier.

Avant d’aborder pour qui écrit-on, des réponses peuvent être données aux questions : comment s’énonce, se formule et se traduit le poème, dans la langue de l’auteur, transcrite pour être ensuite donnée au lecteur ? Comment naît le poème, d’où vient-il, de quels territoires, comment se construit-il ? Qui est poète, comment le devient-on, quelle volonté manifeste fait qu’un homme ou une femme se destine à cette étrange aventure, entérine le choix de devenir auteur et créateur de poésie, à quoi fait référence cet étrange destin ?

 

            Ces questions ne sauraient être éludées si l’on veut aborder le mystère de la création poétique, si on veut faire partager l’expérience d’écriture et de parcours poétiques. C’est dans un rapport quasi scientifique que cette recherche peut véritablement commencer, à plusieurs voix, se répondant en écho, selon des sensibilités différentes, des lectures passées communes et enrichies des critiques des autres, des styles opposés ou complémentaires.

Chaque écriture est différente comme chaque vie est unique.

Le style appartient comme une empreinte digitale à son auteur ; traiter du style c’est évoquer l’expérience de vie, l’autobiographie objectivée et la mise en route du moteur poétique dans la tentative d’élaborer, de construire a priori, de dessiner les lettres du mot, du vers, du texte à la fondation de l’œuvre.

A partir de quand est-on poète, de combien de textes écrits, ou publiés, qui donne l’étiquette de poète ? Quel rôle jouent la critique, les éditeurs de livres ou de revues ? Qui sont ceux qui sont dans la posture, et souvent dans l’imposture, et qui seront définis comme de véritables artistes ?

Les questions sont très nombreuses et à la fin ne subsiste que la mémoire d’un auteur ou d’un livre lu, parfois il y a fort longtemps, et qui demeure inscrit, magnifié, emblématique d’une époque, d’une vie que l’on aurait aimé vivre, un être en qui l’on se reconnaît, avec ce regard lointain de l’envie face à la médiocrité des jours sans espoir que nous subissons.

 

            L’ensemble de la réflexion se met en place. Les thèmes abordés sont le fruit de trois expériences vieilles de plusieurs décennies, d’actions et de recherches. Les années constituent des strates sinueuses où la logique n’apparaît pas forcément tout de suite. Ce travail s’organise comme une course de fond. Eloge de la longueur, résistance dans le travail, sans se complaire, repousser les limites, traduire les idées, aspirer à l’universel, franchir enfin toutes les cimes et les sommets, toujours en équilibre sur le vide, ne sachant jamais si c’est le pas du côté droit ou du côté gauche qui précipitera dans la folie.

Cette conférence a été conçue à plusieurs voix poétiques, à plusieurs voies d’écritures pour tenter d’expliquer aux lecteurs et aux poètes ce qui se joue, dans cette passe triangulaire, entre poète, lecteur et aspirant poète.

Les génies ne sont pas légion. L’on ne saurait balayer d’un revers de main que le travail est la source du talent. Ce travail se réalise et se construit au fil du temps. Il engrange, après avoir semé et récolté le résultat d’une recherche.

Essayer de tout dire ne revient pas à trahir des secrets de fabrication. Tenter d’expliquer permet de lever une partie du voile et de la magie de la création. Certes, bien des illusions risquent de tomber ; mais l’objectif de cette aventure est de permettre d’initier certains qui ne seraient pas encore en « pays de poésie ».

 

Jean-M. Platier
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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 18:56

Introduction - 3 -

 

 

La gageure poétique

 

 

 

Une conférence sur les mécanismes de la poésie et qui plus est une conférence dite de Kazan. Voilà bien là une gageure pour deux raisons au moins. La première tenant à ce que la poésie se soustrait à toute explication rationnelle jusqu’à la rendre irréductible à toute élaboration détaillée, la seconde tenant au fait évident que je n’ai jamais mis les pieds à Kazan* et que je n’en manie pas la langue**. Cette conférence en somme débute donc par une réfutation des éléments organiques qui prétendaient la fonder. Est-ce à dire qu’une fois énoncer cette impossibilité – non sans humour vous vous en doutez bien – il faudrait renoncer à expliciter cet acte majeur qui, en tout temps et en tout lieu, a été l’acte inhérent au poète à savoir écrire et exprimer sa poésie. On me passera volontiers ce lien de possession qui semble impérativement lier le poète à ses écrits pour ne retenir que s’il en est ainsi c’est sans doute que ce qui soutient impérativement la poésie c’est le mouvement qui déplace les lignes de la propriété intellectuelle puisque la grandeur d’un texte se mesure à l’appropriation individuelle ou collective qu’en fait la communauté des lecteurs. En eux sans doute lèvera le nouveau peuple citoyen. Car une fonction essentielle de la poésie est de s’adresser à l’homme en ce qu’il est profondément humain. J’ai toujours été conquis par la noblesse que les impétrants au prix Nobel de littérature savent introduire dans leur discours de réception à Oslo devant un parterre de sommités élues et de privilégiés de ce monde lorsque, engoncés en apparence dans des habits de cour, ils laissent entrevoir leurs parcours et leurs interrogations poétiques. Les illustres devanciers qui furent les leurs semblent alors s’exprimer par leur voix et dans leurs mots. Mais ce serait une erreur grossière de jugement que de penser que la poésie digne de ce nom est forcément celle qui atteint le sommet de l’édifice et des honneurs. Les accents de grandeur qui échappent alors à ces maîtres incontestables et incontestés du verbe et du cœur ne sauraient être loués sans qu’on garde à l’esprit l’énormité de ce que la poésie véhicule dans un monde où, face aux dérèglements majeurs que l’activité à tout va des hommes déclenche, les cataclysmes, le réchauffement de la planète, les systèmes économiques et financiers de mondialisation, véritables auto broyeurs des valeurs humaines qui pressurent et battent en brèche nos résistances au mal. Dans ce monde donc où il n’est pas jusqu’à la moindre parcelle du sacré antique qui ne se trouve remodelée et défigurée pour mieux servir les intérêts obscurs de coalitions économiques, religieuses ou mafieuses, à quoi bon s’adonner à l’écriture du poème ? Nous ne serions que piètres individus manquant à la dernière de nos obligations, celle que chacun se fixe dans l’altérité qu’il donne de lui-même et des hommes, même s’il n’y a pas une communauté unique et que, par les effets peu recommandables du mouvement que le monde semble suivre, celle-ci reste multiple et protéiforme, si nous ne mettions en garde contre la destruction massive qui est à l’œuvre aujourd’hui. L’épreuve constante qui nous accable tous où qu’on se situe sur notre bonne vieille terre, par son jeu réducteur des peurs et des angoisses face à l’inconnu fait de nous tous des lilliputiens de l’âme. Celle-ci nous animant de ses derniers feux nous pousse vers d’ultimes retranchements. C’est en cela que la poésie apparaît comme un refuge total et une dernière instance par lesquels l’homme, la femme, l’enfant bafoués, requièrent de pouvoir s’adosser pour reprendre souffle. On ne saurait mieux dire sur la vertu cathartique de la poésie. Ce qu’elle insuffle en effet, dès lors que l’homme est en perdition de lui-même, c’est l’unicité de l’être vers lui-même et les autres. L’interrogation qu’elle formule dans le prétoire silencieux de l’être nous prépare à la plus formidable des plaidoiries. Le poète est semblable aux princes des nuées et en cela venu de ce point sidéral et lumineux il nous y ramène par la seule vertu du poème qu’il apporte au genre humain. On peut gloser sur la poésie du monde, celle d’hier et d’aujourd’hui, relever la controverse que pose la seule présence de la poésie dans un monde où la poésie est reléguée loin derrière les artifices du paraître et des arts dits nouveaux, mais on ne peut gommer d’un coup, biffer d’un trait rageur, qu’à sa manière millénaire elle renouvelle la fidélité de l’homme à l’homme dans ce qu’il a de plus anxieux et d’ambitieux. Cette ambition justement que la poésie pose comme la pierre angulaire de l’édifice concerne chacun de nous. Nul n’est astreint à croire en elle. Pourtant de cette manière-là qui n’appartient qu’à elle, de la comptine au conte, de la romance à la chanson, de la ritournelle éternelle au chant majeur, du poème au drame antique, de l’élégie moderne à la quintessence du mot, elle continue à ouvrir le sillon des apparences pour atteindre à cette fidélité remarquable. Dans le monde troublé d’aujourd’hui elle reconstitue le mythe oublié ou jeté à l’encan. A cette braderie de l’homme par l’homme où l’on ne sait plus très bien qui est qui, elle coule encore telle une source de vie où qui s’y désaltère, retrouve les sels minéraux indispensables à sa survie. Aussi ténue puisse-t-elle paraître sa flamme vacillante ne s’éteint pas. Aussi fragile soit son rôle dans un monde où l’homme semble devoir inexorablement s’éloigner d’elle, la poésie renouvelle sans cesse son pouvoir d’évocation et d’incantation pour la nature primitive qui sourd, exsude des individus dès lors qu’ils se prononcent par elle sur leur propre destin. Cette magie intemporelle qu’elle nous transmet depuis les plus anciens écrits n’est pas étrangère à sa faculté renouvelée de nous emporter hors des sentiers battus. Par elle, nous cessons d’arriver à destination pour partir enfin vers des havres nouveaux, des ports qui ne demandent qu’à être quittés vers des pays et des villes nouvelles. Car nul ne peut encore mesurer ce que la poésie humaine, cette sorcellerie à peine voilée, a de caractère singulièrement divin et le dieu-homme qui prend son envol après avoir rompu sa carapace de gangue, n’est rien moins que notre double et notre frère. La poésie comme langue incantatoire tournée d’un seul mouvement à l’intérieur de nous, l’intime, et vers l’extérieur, le cosmos, parcourt des territoires infinis. Ainsi par les effets mystérieux qu’elle déclenche, par le soliloque intérieur de sa propre énigme, face aux faits et à l’histoire, telle une vigie postée en direction de l’horizon, elle nous enveloppe de sa présence lyrique, unique, universelle.

 

Francis Vladimir

 

 

* Texte écrit avant le voyage de Kazan effectué notamment par l’auteur en juillet 2010

** Depuis, l’auteur apprend le russe.

 

 

 

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 23:17

Introduction - 2 -

 

 

 

La conférence de Kazan

ou l’approbation du cosmos

 

 

 

La poésie a vécu, et les discours sur elle pareillement. Il faut en finir avec cette vision, périmée et nostalgique, du fait littéraire — de l’acte poétique.

Soyons, dans un premier temps, modestes. Nous n’apportons rien au monde tel qu’il se consume. Nous avons perdu, de notre superbe et de notre charme. Nous avons tellement perdu. Et, pourtant, cela ne sert à rien de désespérer. Il faut « encore » lutter.

S’il lui reste une utilité, le poète se doit de la placer au service du bien commun. Plus que jamais, aujourd’hui, il demeure la voix des sans-voix.

Les grands médias ont triomphé.

 

 

 

A présent

 

« revenu de tout

sans être allé nulle part

je consulte le ciel

et le beau souvenir

d’un chant de matelots »

 

Jean-Claude Pirotte, Faubourg.

 

 

 

 

 

 

Il fait beau sur la misère ce soir d’octobre

Comme un reste de printemps ou d’été

Comme le souvenir le plus aigu de la muraille

Comme l’aube qui se lève au mitan de midi

Comme l’absente à qui l’on a fait un serment

Et qui n’a pas su retenir son souffle

Qui n’a pas su dire non plus puis est partie

Loin là-bas très loin

Comme le solitaire dévoyé et à jamais intempestif

Il fait beau comme la nuit

Beau encore comme la douleur

Et j’entends comme une chanson

Ces vers de Nicolas Guillèn

En lui Cuba s’endort maintenant

Et Cuba déjà se réveille et se lève

D’un bond d’un seul

Cuba marche à ma rencontre

 

 

Je ne sais plus pourquoi je vis

Je ne sais plus vers qui je vais

Je ne sais plus pourquoi

Depuis mon premier jour

J’ai tout le temps écrit

Je ne sais qu’entendre ou écouter

La vie derrière la vitre embuée

La vie dans ses moindres détails ses moindres reflets

 

 

Je ne regrette rien et je n’ai rien perdu

Je marche je vais mon chemin

En plein jour ou dans la nuit

« L’aube dissout les monstres »

Et il paraît que j’ai tout le temps menti

Il fait beau mais il ne fait pas bon

Se tenir debout trop souvent

A l’arrière des wagons-lits

 

 

La pluie le vent le reste

La mémoire est intacte suprême

Plus que 45 minutes

Avant le sourire ou l’ennui

Le temps n’en peut plus

De prévoir ou d’attendre

 

 

Sale temps donc pour les poètes

Sale temps maintenant pour longtemps

Il ne fait plus jamais beau

Dans mon sang sur mes os ma peau

Il ne fait plus beaucoup couler d’encre

Dans les veines égarées de la nuit

Le poète à qui l’on a désobéi

A qui l’on a tout le temps menti

 

 

A présent à présent

Sale temps pour les poètes

 

 

En effet, sale temps pour les poètes à présent. Mais cela n’est pas très (trop) grave… Il existe, encore et surtout, mille et une raisons d’espérer et de lutter…

Mille et une raisons.

 

Thierry Renard

 

 

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 18:32

 

Introduction - 1 -

 

 

 

A dix-huit ans, Arthur Rimbaud avait terminé son œuvre.

 

JMP

 

 

 

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 18:45

P P P

 

Pour une Poésie Permanente

 

ou

 

Parce que les poètes vivants

ne sont pas encore morts !

 

 

Prochainement dans le blog de

  

http://jean-m.platier.over-blog.com

 

vous pourrez découvrir bientôt en épisodes


l’Essai théorique transformé

 

 de Jean-M. Platier

Thierry Renard

Francis Vladimir

 

Puisque tout est interdit

on peut tout se permettre

 

 

Vladimir Vissotsky

 

 

 

Il faut s’engager dans l’écriture, mais aussi dans la vie.

 

 

Pier Paolo Pasolini

 

 

 

 

La conférence de Kazan

 

INTRODUCTION

 

 

         Donner une conférence sur la poésie, en public, devant un auditoire attentif et attentionné, parce qu’intéressé au plus haut degré afin de découvrir et connaître les chemins de traverse nécessaires et utiles pour permettre qu’existe une écriture poétique. Cette démarche essentielle ne consiste pas à faire comme ces critiques gastronomiques qui n’ont jamais préparé le moindre des mets qu’ils commentent, ni comme ces critiques littéraires qui font semblant d’aimer et défendre ce que leurs confrères font éditer, pour services rendus, parce qu’ils voudraient bien un jour écrire ce qu’ils ne possèdent pas au fond d’eux-mêmes…

 

Une conférence à Kazan, capitale du Tatarstan, République de la Fédération de Russie, parce que c’est là même où Francis et Jean-M. se sont produits le 14 juillet 2009 – et cela ne s’invente pas ! – devant un public éclairé de Russes francophones.

A Kazan, car s’il reste un pays qui aime passionnément la poésie, c’est bien la Russie.

C’est donc en hommage à nos hôtes de l’Alliance française et aux jeunes lycéens, étudiants et professeurs que nous avons rencontrés qu’est dédié cet essai, qui fera du bruit dans le landernau. Et notre troisième acolyte Thierry fera partie du prochain voyage !

 

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