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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 16:25

 

Ne vous étonnez pas

Ma poésie ne vous regarde pas

Car vous n’avez pas appris la rage

Oublié la langue des origines humaines

Il faut vous mettre les points sur les « i »

Rappeler la meute avec les cris

Se tendre de toutes ses forces

Comme pour sauver définitivement sa vie

Tendez l’oreille et puis la main

Demain se réveille et tout fait défaut

Que serai-je que serai-je

Dans cette vaste mascarade devenu

Sans la promesse de la libération

Sans l’espoir qui porte haut mes couleurs

Au-delà de vos portes

Naissez pour naître

Et taisez vos menaces immobiles

Ne criez pas avec les loups gris

Evadez-vous en brisant les fenêtres

Et riez de tout vraiment de tout

Puisqu’il ne restera rien

Sur cette terre qui n’oublie rien

Et à la fois oublie tout

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 16:12

 

Dans la recherche du sens de la marche

Je me suis retourné pour apercevoir

Toutes les personnes recherchées

Et malgré tous mes appels

Bien peu ont tourné la tête

Pour savoir qui j’étais pris dans ce corps ingrat

Ces mains perdues ces yeux pairs

Animal lâché dans la nature des villes

Aux murs salis et aux volets toujours clos

Les patrouilles attendent leur venue

Car toutes les histoires se ressemblent

Les armées défaites veulent leur revanche

Quand aujourd’hui les bourreaux

Sont devenues d’enviables victimes

Je ris sous les huées et crache ma révolte

A la gueule de vos désespoirs censurés

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 18:40

 

Pris la langue

Pris le nom

Pris les rêves

Et la soif d’aimer

Pris aux alentours

Dans le froid et la haine

De continuer

Et ne rien dire

Dans l’aveu contrarié

Laisse le temps passer

Il ne reviendra plus

N’a aucune pitié

Pris la langue

Pris le nom

Et les premiers amours

Il ne reste rien

La poche est vide

Et le cendrier plein

L’héroïne est dans la cité

Le cœur désintégré

Il ne reste rien

L’ambition est partie

Comme sont parties les années

Après le premier été

Pris la langue

Pris le nom

Pris la liberté

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 18:50

 

Qui seras-tu de l’autre côté du monde à Saragosse

Quand il aurait fallu quitter le vieux continent perdu

Pour l’art la science et leur négoce

Quand il aurait fallu partir loin de l’autre côté du monde

Non pas pour se fuir mais pour trouver la nouvelle voix

Qui réclame l’excellence la liberté la vérité

Car seul le voyage enfouit les pires réalités

Pour se réinventer et clamer sa nouvelle foi

Le primat des désirs le rejet de notre petite histoire

Sans intérêt sans fin ni retour

Une fois qu’on est né on nous laisse prêt pour s’achever

Dans ce pays qu’est la France

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 20:16

 

J’ai pris un train et bercé par les rames

J’attendais le contrôleur afin qu’il me voit

Les mains libres et le regard honnête

Je vole le spectacle de la nuit et du jour

La neige et le gel qui hantent les montagnes

Micheline qui monte et qui descend

Voilà en quoi se résumèrent mes désirs

De petit être lent mais je sens votre méprise

Le problème n’est pas là où vous le supposez

Car alors personne ne me parlait personne

Ne daignait user sa salive et ses paroles

Pour fuir mes yeux pour fuir la vérité

Qui suintait par tous les pores l’immense néant

Qui projetait le champ de territoires déjà perdus

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 19:47

 

Je n’ai pas été arrêté ni condamné

Pour mes dires ou mes idées

Je n’ai pas été battu ni torturé

Encore moins conduit en camp ou au bagne

On ne m’a guère questionné

Tout juste supposé ce que je pensais

Contre moi ma carrière et mes poèmes

Le silence s’est imposé et je sais

Je sais mes sept lecteurs

Ce que je vous dois

Dans le complot du silence

Je dois au silence ma quête ma ferveur

Je vois mes doigts qui comptent les pièces

Les rimes et les syllabes qui tombent

Comme à Wagram et je mesure la distance

Qui me sépare entre ce que je suis

Et celui que je voudrais être

Je mesure le silence entre vous et moi

 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 14:50

 

Anastasia

Il te faudra connaître la vérité

A deux mois à peine

Pour ne pas te fourvoir

Dans la tragédie des théâtres écroulés

Des combinaisons sournoises

Et des classiques trahisons à venir

Cela fait beaucoup je crois

Pour un enfant de deux mois

Mais il vaut mieux prévenir qu’être coupable

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 14:49

 

Fracassées les idoles douloureuses

Pas de christ ou de vierge démesurée devant l’effroi

Rien que des monstres bien humains aux doigts d’acier

Pour avouer toutes les fautes cachées

Les semblants le passé les couleurs du réveil

Comment réussir une vie bien ratée

Dirait le philosophe aux prêtres télévisuels

 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 18:05

 

N’as-tu jamais autant ressenti

Le besoin de victoire

Dans la conquête des histoires blessées

Au plaisir du savoir redondant

La quête ouvre la voie de la véritable renaissance

Poings fermés sur la tempe dressés

Ah l’arrogance

De péter plus haut que son cul

Disait mon professeur des écoles

En troisième à la bande de fils d’ouvriers

Selon la terminologie usitée à l’éducation nationale

Aux projets et au miroir pour toujours brisés

 

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 18:32

 

Avant que n’advienne le fleuve du temps

Il en passera des hirondelles et des merveilles

Plus qu’il n’en faut au regard blanc

Sur le chemin de ronde dans la posture de veille

Je parcourrai le monde franchirai les océans

Marin à défaut d’être capitaine

Falot au milieu des flots et des goélands blancs

Je tiens à la pointe de mon pinceau toutes les peines

Cela créé un monde qui tient au creux d’une hanche

 

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