Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 07:50

 

Le ciel rougit puis jaunit derrière des bouleaux gris et blancs

trois corbeaux aux masques indolents surveillent la ménagerie

du froid qui débute avec sa nuit

des stalactites de glace montrent du doigt les coupables

et je n’en suis heureusement pas de toute évidence

de petites ampoules reflètent les glaces

et ce bleu immense recouvre les plus indignes souvenirs

dans le miroir devant je ne reconnais pas

l’homme aux marques profondes qui hérissent son visage

des sillons profonds gonflés de noir dont il ne peut naître

que de tristes pensées froides et solitaires dignes des cimes

l’état de nature que l’on ne quitte jamais à moins de se mentir

or ce n’en est là pas le moindre des crimes

de ne jamais s’accorder la part du don

 

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 07:52

 

Comme s’il avait fallu attendre de toutes ces mains

levées vers ce ciel quelconque reçoivent en don

l’insigne présent de vivre pour nier le présent

et espérer une solide félicité post mortem

un au-delà sensible d’amour et de charité

mais en croyant ils ne croient pas en l’homme

ils mentent volent et parfois tuent

ne serait-ce que l’innocence fragile des enfants

propageant l’ère du crime pour obtenir le divin pardon

qui les fait expier en attendant la fin du jugement premier

alors qu’un seul dieu à la fois gît en tous

 

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 07:47

 

Cela sonne faux comme une danse à contretemps

au mauvais rythme assimilé et qui ne le sera jamais

une nuit mal assumée confondue avec le regret du jour

qui tombe sous un tropique du Capricorne soudain décoloré

cela sonne faux et rien ne peut éclairer le premier sentiment

d’être né abandonné dans la fureur du doute

à l’espoir d’une nuit sans rêves je dis des cauchemars par milliers

trois mille six cent cinquante et quelques autres encore détaillés

dans un unique et même scénario écrit par d’autres

ne serait-ce que pour une seule trêve

avant de se jeter à corps perdus dans la retrouvance des mots

en refusant d’être seul n’est-on jamais soi

 

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 07:44

C’est prisonnier du soleil

et de ses certitudes

que le poème finit par se libérer

dans l’apparent paradoxe de naître

puis de disparaître aussitôt envolé

et nul écho des nuages ni des tempêtes terrestres

quel est ce filtre qui empêche l’appareil d’entendre voir sacré

celui qui prétend affirmer le contraire est un fieffé menteur

parole d’auxiliaire des mots et du verbe étrange

c’est prisonnier du moment

et de ses incertitudes finales

que le projet numéro n+1

se clôt de murs blancs

chapeauté d’une exergue

traduction cyrillique de l’animal totem

là où se rejoignent l’être et l’essence

dans ce moment qui ne forme qu’un

avant la nouvelle création du nouveau jour

avant que d’être prisonnier de la nuit

 

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 07:38

 

Je me suis rejoint

au fil de quelques décennies

séparé du fil de chaînes enchaîné

pour retrouver l’enfant abordé au cœur du jardin

par quatre saisons marquées au fer du matin

la boucle se tisse se lasse puis se reforme

d’une toile orchestre malgré le froid

les pluies et les cycles du vent

une fleur se jasmin vient à se poser

à l’heure dite sur un soir d’automne

quand le temps s’échine à oublier

l’oubli maternel

 

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 10:53

 

Qui peut comprendre malgré toutes les déroutes

le premier pas sur la route

la raison du vrai celle des faux

quand le soleil se lève avant le départ

et qu’il se couche bien avant le sommeil

jamais dans le même temps des hommes

rendus iconoclaste d’un bonheur confondant

quand un vers suffit pour souligner nos désastres

bien peu de choses soulignées élèvent l’espace

dans l’enfer de nos causes communes

une fosse au feu incandescent

une libération de l’amour propre

 

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 07:37

 

Longtemps le temps mesuré à l’aune des heures écoulées

ce temps à la dictature binaire autocrate et sanguinaire

qui réussit à s’imposer dans la misère des souvenirs éteints

il n’existe aucun cas de douleur qui subsiste de son dédain

et si notre mémoire lentement se meurt pour mieux rejaillir

des toutes premières années que peut-il rester au dernier matin

sinon des rêves écartelés qui suggèrent la présence du passé

au présent incertain qui avance de ses pas éphémères calculés

et quand les pages des murs jaunissent s’écaillent de leurs rides

insensibles il n’est plus l’heur de se retourner pour saluer l’ancien

qui recule se sauve dans sa course en oubliant ses traces futures

s’il fallait seulement vivre du sang de la terre et profiter de chaque rire

averse saison naissance vins blanc ou rouge rosée d’été patience éclose

avant que de disparaître à l’infini

 

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 08:01

 

Dans la succession de nos vies

dix cent mil êtres se poursuivent

tous identiques et si différents

il forme à la fin un unique étant

né de deux êtres opposés essentiellement

pour donner corps à un destin une vie

une seule histoire

 

 

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 18:28

 

Les lattes du plancher vernis

craquent comme la peau du late

dans un bruit mat et sourd

d’une bombe par hasard tombée

sur la couche de la terre

une fission d’un amour tranché

rampe et dévaste tout

comme la fusion

d’un amour qui se sait déjà trahi

 

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 19:06

 

En sortant à point d’heure sous la belle étoile

pendue aux larmes du firmament

je me suis peut-être reconnu

dans la peau d’un autre

qui ne peut être

à la fois et moi et lui

ce reflet de nuit m’appelle

par mon prénom

que je ne reconnais pas

en rentrant à point d’heure

dans le brouillard de ma vie

je ne me suis pas reconnu

dans la peau de cet autre

qui ne peut être

à la fois et lui et moi

 

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article

Qui Je Suis.

  • : Le blog de jean-m.platier.over-blog.com
  • Le blog de jean-m.platier.over-blog.com
  • : Ce blog est un lieu de partage, de découvertes. Chaque jour, un poème pour la nuit sera donné à la lecture, à la réflexion. Un espace Manuscrits publiés et non publiés sera mis en ligne. Une place importante sera donnée à la réflexion théorique poétique.
  • Contact

Recherche

Pages