Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 09:39

Chaque nuit je pénètre

Dans le linéament de mes rêves

Qui ne sont pas encore imposés

Dans une chorégraphie savamment orchestrée

Avec le même rituel

Dans une véritable langue des signes

Où chaque geste vaut un mot ou une idée

Quand la main caresse des lignes invisibles

Des situations insensées

Quand il ne reste qu’un seul maître à bord

Au-delà de toute détresse de tout cri

Hurlant qu’on ne veut pas mourir

Les coups succédant aux coups

Dans une infinie douceur

Dans une infinie langueur

Quand tout semble fini

Et que vibre encore le monde

Après les jaillissements des éclairs

Chaque nuit rêve sous des orages étroits

De la naissance de la vérité oblique

 

Le premiere couleur quand on vient au monde est le rouge a été publié aux éditions Le bruit des autres, mars 2011, 89 p., 12 euros (ISBN 978-2-35652-062-3)

 

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:44

 

Le poète sarde pariait sur la couleur de l’espoir

Moi l’espoir j’en ai rien à foutre

Car il a fait prendre des vessies pour des lanternes

Depuis trop longtemps

Et les mensonges n’ont pas la mémoire courte

Soit son pays est aussi le mien

Et j’aime bien le goût de notre mer

Qui se salit à toute heure du crachat des hommes

Mais le vent sème parfois la tempête et

La première couleur

Quand on vient au monde

Est le rouge

Chacun peut posséder son alphabet chromatique

Et manquer sa part de bonheur

La première vérité que l’on porte

Le désir acharné de posséder

Ou la fureur de conquérir

L’envie par le petit bout de son sexe

Tous les plaisirs la force fragile

Les assassins les voleurs

Les putains et les politiciens

Ont oublié que

La première couleur

Quand on vient au monde

Est le rouge

 

Le premiere couleur quand on vient au monde est le rouge a été publié aux éditions Le bruit des autres, mars 2011, 89 p., 12 euros (ISBN 978-2-35652-062-3)

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 20:49

Mes mains écrivent dans l’espace

Entre les secondes et les mots

Les mots longs les mots durs

Se collent au chevet de ma peau

Car je suis seul à les dire

Sans déranger personne car

Les amantes se lassent des poètes

Au bout de quelques temps

Les soirées sont courtes

Et les nuits appellent

La danse des convoitises

Leurs années passent si vite

Elles le savent qu’il faut bien perdre patience

Et déplacer les montagnes

Pour vivre un peu sans le désarroi

Du commun des mortels

Et le dégoût de soi

Cette philosophie n’est ni pire ni meilleure

Que la mienne

Et je ne juge pas

Mais et il y a un mais

Ce que mes mains ont écrit

Personne je dis bien personne

Aucun des pouvoirs néfastes

Dont je tairai le nom

Qui nous pourrissent la vie

Ne pourra prendre voler ces milles esquisses

Je les attacherai aux feuilles

Enveloppées de nuages

Et elles seront libres

Ce que je ne suis pas

 

Le premiere couleur quand on vient au monde est le rouge a été publié aux éditions Le bruit des autres, mars 2011, 89 p., 12 euros (ISBN 978-2-35652-062-3)

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 20:28

Le temps défile

et s’enchevêtre

demeurent les saveurs

des mots et leur feu d’hier

 

 

Villes vides d’éphémères

Les murs sont nus

Et les volets fermés

Pour longtemps

Villes vides

Des humains hantent

Tes profondeurs

Les caves sont des refuges

Pour la patience

Seuls errent des chiens

Des chiens savants

Des chiens fous

Qui hurlent à chacun

Leurs rêves de proies

Villes vides

Des humains

Les murs sont muets

Les volets rouillés

Et sous les portes fermées

Poussent toutes les herbes

Les ronces et les buissons

Qui lentement regagnent

Les villes vides

D’elles-mêmes

 

Le premiere couleur quand on vient au monde est le rouge a été publié aux éditions Le bruit des autres, mars 2011, 89 p., 12 euros (ISBN 978-2-35652-062-3)

 

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 07:50

 

Ce n’est qu’au chevet

que s’écrira le reste

folle nuit absurde

qui enfante ce monde niais

 

Les nuits défilent

de leurs chimères

et traduisent finalement

l’été comme l’hiver

 

Nul fil ne retient

l’appât du gain

le fils du vent

garde le secret du temps

 

Le premiere couleur quand on vient au monde est le rouge a été publié aux éditions Le bruit des autres, mars 2011, 89 p., 12 euros (ISBN 978-2-35652-062-3)

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 17:54

 

Les fils s’agrègent

dans une danse éphémère

cette rumeur désespérée

qui nous transforme en l’Autre

 

Riez des taches rouges

qui rosissent vos pommettes

des sillons féconds

soulignent vos yeux vivants

 

Les vrais mots franchissent

tous les murs futiles

les obstacles mous

dans une guerre inutile

 

Le premiere couleur quand on vient au monde est le rouge a été publié aux éditions Le bruit des autres, mars 2011, 89 p., 12 euros (ISBN 978-2-35652-062-3)

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 10:10

 

Le temps défile

se souvient et louvoie

loin de la curée

demain s’écrit différemment

 

Il n’y aura bientôt plus aucun nuage

chaque pas lancé

prend la forme

de la beauté sauvage

 

Quel cri d’amour

jeté contre la fureur du vent

quel appel prononcer

quand sonne l’heure du choix rejeté d’antan

 

 

Le premiere couleur quand on vient au monde est le rouge a été publié aux éditions Le bruit des autres, mars 2011, 89 p., 12 euros (ISBN 978-2-35652-062-3)

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 09:56

 

Les mots s’arment

du complot

avant l’appel

définitif de l’aube

 

Ton histoire est la mienne

notre cœur notre sang

cette tragédie des vingt ans

sans aucune prise aucune

 

Demain

s’écrira autrement

demain se boit

et se voit hors champ

 

 

Le premiere couleur quand on vient au monde est le rouge a été publié aux éditions Le bruit des autres, mars 2011, 89 p., 12 euros (ISBN 978-2-35652-062-3)

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 16:58

Jean-M. Platier

 

 

 

 

La première couleur

quand on vient au monde

est le rouge

 

suivi de

 

Je revendique

 

 

 

celui qui parle

se fait entendre

celui qui dit

a les mots justes

celui qui sait

a les mots vrais

mais celui qui ne sait rien

ne peut pas répondre

il murmure ou il bégaie

en silence

 

La traversée du jour, éditions Bérénice, 2010.

Thierry Renard

 

 

 

 

 

Cette absence de réflexion individuelle

est la plus dangereuse maladie de notre siècle.

Ce que je dis ne va pas plaire à tout le monde.

Nous allons tous bientôt devoir payer.

 

Eloge des voyages insensés, éditions Verdier, 2008.

Vassili Golovanov

 

 

 

 

 

Le temps défile

et s’enchevêtre

des fils séparés

se relient peu à peu

 

Défilent les années

les années de silence

qui éteignent lentement

toute vie tout feu

 

Seul

contre l’ordre des choses

seul

mais invisible dans la nuit close

 

 

 

Le premiere couleur quand on vient au monde est le rouge a été publié aux éditions Le bruit des autres, mars 2011, 89 p., 12 euros (ISBN 978-2-35652-062-3)

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 20:31

 

au détour du monde

sur une face rebelle

des yeux réveillent le vaste

spectacle séculaire

des étoiles triomphantes d’une Venise femelle

 

récitant des temps obliques

parlemente dans le silence

les éléments se plient

devant la force des vivants

la bouche pleine du souffle

qui apaise nourrit

enrichit

le vaste monde ignorant

 

fi de la politique

les poètes savent

et ne mentent pas sur les mots

ils clament sans cesse

l’innocence facile

l’innocence fragile

 

 

la vérité rougit soudain aux frontispices

du couteau

 

FIN

 

Paris, mars 2011

 

 

Repost 0
Published by Jean-M. Platier - dans Un poème pour la nuit
commenter cet article

Qui Je Suis.

  • : Le blog de jean-m.platier.over-blog.com
  • Le blog de jean-m.platier.over-blog.com
  • : Ce blog est un lieu de partage, de découvertes. Chaque jour, un poème pour la nuit sera donné à la lecture, à la réflexion. Un espace Manuscrits publiés et non publiés sera mis en ligne. Une place importante sera donnée à la réflexion théorique poétique.
  • Contact

Recherche

Pages