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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 18:17

 

Que peut mai

Numéro cinq

Dans la lignée

Du passage

Des mois sombres

Aux mois d’ambre

Sans nulle autre

Mémoire du sang

Percé de la voix

Des nombres

C’était avant

Mil neuf cent

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 13:54

Un nouveau manuscrit soumis aux lecteurs de ce Journal poétique quotidien, plus récent et écrit en mai 2011 ; bonne lecture !

 

JMP

 

 

 

Jean-M. Platier

 

 

 

 

 

 

 

Tensions

sans mobile

apparent

 

 

 

 

 

ah ! dérision ! je veux encor voir la publication

d’un livre avant que de mourir comme si par un livre

on pouvait éviter le pire ! et c’est la solution

pourtant que le poète doit poursuivre avec génie !

 

 

Epopées, William Cliff, La table ronde, 2008.

 

 

 

 

 

 

Qui peut traduire l’instantané du monde

En des milliards de particules humaines

Semblables dans leurs différences semences

Pourtant similaires comme deux gouttes d’eau primaires

 

 

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 14:16

 

Les temps deviennent de plus en plus courts

au fur et à mesure que nous vieillissons

vieux héros facétieux

organisateur de notre propre légende

alors qu’aucun travail ne se fait plus selon les règles de l’art

 

où l’on se délie

qu’aucune voie ne se trace à l’adolescence

et les frontières bougent uniquement dans les histoires de guerres

 

Qui accuser

 

Sinon ceux qui abjurent

et convoitent la culture de l’autre classe

tous les emblèmes sont fort laids

chacun brandit bientôt sa rancœur assassine

reniant le confort et la tendresse des mains

demain

 

nos livres seront nos bombes

 

 

 

Paris, Arras, Moscou, Berlin et Kazan

1er avril 2004 – 18 novembre 2008

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 17:29

 

Demain ne sera jamais trop tard

 

Hier qui se souviendra

du mal des forces obsolètes

pour quelle maladie du sommeil

jeunesse foulée face au mépris de ceux qui le furent si peu

et qui se détestent

tant et plus qu’ils ne veulent espérer

 

Qui partage la détresse

Le sentiment de vouloir du neuf du mieux

Chaque époque porte décidément sa part de tristesse d’ombres

 

Chacun regarde puis jette son miroir

Devine le sens caché

Où se trouve l’œuvre de liberté

Et si le pouvoir corrompt

Elimine et neutralise les beautés d’un si petit monde

 

A qui donc appartient l’avenir

Serons-nous capables de faire face

 

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 18:42

 

Où sont passées mes Italies la parure des origines les langues vives musiques écarlates ce pays de toutes les lumières chromatiques

Le calque de l’adolescence

Tout ce qui fut

perdu comme dans une violente tempête

un passé escamoté entre le nord de la vallée du Pô et le nord vénitien

 

Rependre Benito l’imbécile par les pieds à un réverbère

 

 

C’est comme si se trouvaient effacées la totalité des empreintes

figées dans la glaise

écartelées entre les fossiles égarés

prisonniers des alluvions

une nouvelle essence

dans une histoire de contradictions jamais forcloses

 

Depuis l’aube renaissante

engendrée par le mouvement de la marche

dans la mémoire

territoire de la source

 

Demain ne sera jamais trop tard

et nous ne ferons jamais carrière hormis au sein des pierres

la censure connais pas

tout ce que je saisis tient à la matière

au sang à la merde au rejet et à la poussière

 

Tous s’éteignent

se taisent devant tous les pouvoirs pour se faire consoler de leur lâcheté originelle les acomptes au panier ah les beaux organisateurs du complot suprême

contre vous-mêmes

 

Souriez les premiers

de votre peur

souriez enfants faciles à combler et digérez la bonne purée

il fait chaud il fait très bon

vous ferez d’excellents banquiers patrons et des pères absents

ou porions

plus possible l’eau dégringole dans la nuit des mines

Demain on solde c’est la libération du supermarché

 

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 18:42

 

Où sont passées mes Italies la parure des origines les langues vives musiques écarlates ce pays de toutes les lumières chromatiques

Le calque de l’adolescence

Tout ce qui fut

perdu comme dans une violente tempête

un passé escamoté entre le nord de la vallée du Pô et le nord vénitien

 

Rependre Benito l’imbécile par les pieds à un réverbère

 

 

C’est comme si se trouvaient effacées la totalité des empreintes

figées dans la glaise

écartelées entre les fossiles égarés

prisonniers des alluvions

une nouvelle essence

dans une histoire de contradictions jamais forcloses

 

Depuis l’aube renaissante

engendrée par le mouvement de la marche

dans la mémoire

territoire de la source

 

Demain ne sera jamais trop tard

et nous ne ferons jamais carrière hormis au sein des pierres

la censure connais pas

tout ce que je saisis tient à la matière

au sang à la merde au rejet et à la poussière

 

Tous s’éteignent

se taisent devant tous les pouvoirs pour se faire consoler de leur lâcheté originelle les acomptes au panier ah les beaux organisateurs du complot suprême

contre vous-mêmes

 

Souriez les premiers

de votre peur

souriez enfants faciles à combler et digérez la bonne purée

il fait chaud il fait très bon

vous ferez d’excellents banquiers patrons et des pères absents

ou porions

plus possible l’eau dégringole dans la nuit des mines

Demain on solde c’est la libération du supermarché

 

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 18:28

 

Tous les jours franchir la ligne bleue d’un horizon impossible et se souvenir que la poésie est une arme indestructible

 

Pliez les poèmes en forme d’étoiles d’avions supersoniques brûlez les larmes adjacentes et libérez les prisonniers familiers si tant est qu’ils sachent encore se saisir de la clé

 

Brouillez les pistes calmez les tempêtes ruinez les espoirs bon marché

Sous les risées

La nuit est moite et noire

La nuit est saine

Ce soir les insectes sont couchés

 

 

Je voulais vous dire ici que

mon testament est parti ce matin par la poste

 

 

 

Si le travail fut longtemps la marque de l’exploitation des hommes, de tous les âges et de tous les temps, l’absence de travail, comme une non raison d’être, apparaît comme la plus vile des humiliations ; par travail, il faut entendre non pas l’œuvre productive, rentable, mais la charge participant à l’œuvre d’une vie, sa définition et ses contours pouvant varier selon l’âge, la raison, les passions et les attentes induites par ce mouvement de création, afin de définir son humanité. Le seul et véritable travail, celui qui obsède, comble chaque instant du jour et vacille dans la nuit, construit de l’éphémère et qui rejoint le tout univers, qui respire et franchit toutes les frontières invisibles, la parure des temps, tous les espaces libres : LE PLAISIR

 

On ne peut plus attendre

 

 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 18:45

 

Je ne suis d’accord avec personne mais je ne me complais jamais à une vérité Il paraîtrait que plus personne n’est coupable qu’il n’y aurait aucune raison pour s’énerver mais les poings se ferment à chaque bassesse télévisuelle la presse elle se meurt Où sont passés les intellectuels les philosophes ont rangés leur révolte et gèrent leur portefeuille Merveille des positions amoureuses les politiques on les oublie on les range et on en change comme une peau morte soufflée sous le doux vent du renoncement Il fait froid il fait chaud Il fait même rudement faim

 

Aucune icône ne sera épargnée

 

 

 

Le passage de l’idéologie s’est fermé comme un vieux livre pourrissant de moisissures Mais la lutte des classes elle ne s’est jamais jamais éteinte

C’est ainsi qu’on a survécu à nos blessures

 

 

 

Mais les tentations des pièges évidents sont toujours dressées pour le plus grand nombre

 

 

Où sont aujourd’hui les insoumis et quel est le contenu de leurs existences

Jusqu’où ira le contrôle des rêves

 

 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 18:17

 

Dans cette quête irréelle quand pointent les vérités

on nous fait peur

prendre des vessies pour des lanternes

Car pour tous les pouvoirs est effrayante votre liberté

 

 

Voyez le chemin qu’il reste

Remplacer les sciences par l’expérience poétique

 

 

La défaite est inscrite dans les rides des murs Promène-toi dans les faubourgs Pour l’instant on domine la situation Tous les matins les Antilles changent de trottoir

 

On attend la charge et on prend son temps Demain se soulève d’indignation posée Ravale

Les envies de projeter la vraie vie

 

Devant l’immense mensonge car tout le monde ment sur les raisons de l’abandon N’y projetez rien car la science du pas grand-chose a atteint des proportions exagérées

 

Je viens tenir en laisse les destins et pétrir les terres des tués Immenses réservoirs canins

 

Il y a trente ans de cela il était possible de l’entendre et d’avancer en suivant l’interrogation Un rôle au cinéma et au théâtre L’incrédulité devant la violence des images maquillées par les poèmes de Baudelaire et du comte de Lautréamont Bravo Renoncer revient à se renier la plus infime parcelle de peau d’eau de viande et de chairs Mourez pour les censeurs mourez pour les maîtres

Mais taisez-vous

 

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 11:00

 

 

La religion de ma philosophie est la mienne

Et je l’offre à qui veut bien la prendre

Le champ des idées est vaste et le ciel fait

Qu’il n’appartienne à un clan

Relève d’un choix de lutte

Qu’il ne faudrait jamais abandonner

 

En un mot la pensée possède une histoire anthropologique

Qui s’est construite au fil du temps de générations de généraux

Quand la spontanéité n’est qu’une fausse médiocrité

Et spectacles d’innocences corrompues

 

On finira par trouver la poésie dans les fientes de milliards d’insectes

Transformés en terreau de rechange

Une filature pour répondre à l’immensité des dommages

 

Voilà un fameux résumé

Quand il y eut de telle déshérence

 

Quels furent les fardeaux de notre jeunesse

et nos certitudes d’une enfance idéale

un catéchisme qu’il fallait apprendre

à défaut de comprendre

 

où sont passés les insoumis

quels sont les contenus des existences

 

La charte de tous les pouvoirs de l’histoire humaine

n’a pour unique but

que le contrôle des rêves

 

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