Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 18:22

Dans toutes mes escarmouches montées

Ne sont tombés que ceux qui le voulaient bien

Et mon désespoir avait le gout du lapin ou du chien

Mouillé après une forte pluie d’automne

Je n’ai rien fait que de m’absoudre des erreurs

De jugement ou de pensée mes traits mes rires ou mes rites

Particuliers qui ne possèdent aucune vérité

Puisque tout se vaut puisque vous ne voulez rien savoir

Amen

 

Saint Julien Molin – Molette, Paris,

août 2009

 

 

Par Jean-M. Platier - Publié dans : Un poème pour la nuit
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 09:35

Je fus de mille idées mille combats et luttes exagérées

Les paroles portaient le plus souvent la primeur du principe sur la réalité

Mais je ne me suis jamais tu malgré ce qu’on m’avait inculqué

J’ai posé des affiches appelé à voter pour finalement ne rien changer en bien

Le mal avait du chemin d’avance

J’ai écrit des livres en ait fait imprimer plus de cent

Et l’ordre des choses avance n’étant ni plus riche ni plus pauvre

Si bien entendu riche de l’expérience d’une certaine fraternité épuisée

D’une liberté et d’amitiés sincères et véritables qui sont bien peu en nombre

Qui se sont irrémédiablement rétrécies avec l’âge et le sens du vent

 

 

Saint Julien Molin – Molette, Paris,

août 2009

 

 

Par Jean-M. Platier - Publié dans : Un poème pour la nuit
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Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 11:16

 

Trente ans

Trente années brèves éclairées

Pour sortir des barrières d’une petite enfance

Pour renverser le cours de l’eau

Veiller à ce que l’amont soit toujours dans l’après

Réinverser le cours du temps

Pour enfin s’appartenir

Dans un bloc délicat

De solitude solidaire

Pour faire le chemin impraticable

Celui du monde des rêves

De tous les hommes

Et toucher le territoire commun qui nous guide

Et nous fait vieillir

Porter l’assurance du savoir sachant

Rite mortel du guérir

Pour se lever et se relever à chaque fois

Toucher le cœur des choses

Et enfin oser vivre

 

Saint Julien Molin – Molette, Paris,

août 2009

 

 

Par Jean-M. Platier - Publié dans : Un poème pour la nuit
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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 15:15

 

Pour vous mes concitoyens qui aurez un jour le bonheur intense de me lire

Je vous accorde mes pensées qui valent désormais mieux que tout projet

Il fut un temps où nous étions le nombre à réinventer la vie du moins

C’est ce qu’ils nous ont fait croire deux ou trois décennies durant c’est fou

Comme nous apprenions et comprenions assez peu vite les signes de réalité

Mais nous étions jeunes ce fut là la moindre des infortunes à bégayer gaiement

Et bruyamment ce qu’on nous disait en hauts lieux sur tous les tons et les

Couleurs nous étions et faisions partie du monde et nous ne le savions pas

Pas vraiment car nous nous sentions des imposteurs sensibles de jouer un jeu

Dont nous ne possédions pas les règles la guerre des classes menait son plein

Mais aujourd’hui que les lignes sont poreuses et que tous les masques se sont levés

Ceux de la médiocrité de l’affairisme ou des ambitions avortées du gagner puis

Conserver le pouvoir comme une boite de conserve qui un jour explose et se désagrège

Sous les effets d’un soleil trompé nous voilà réduit désormais à l’échelle de notre ombre

Et le futur maudit devra disparaître pour vivre enfin le temps présent cadeau du ciel et de la terre

Un cadeau splendide depuis le début de l’humanité inégalé dans sa puissance et sa réalité

Mais empoisonné par la survivance des plus anciens rites transformés en lois liberticides

Mon monde aujourd’hui m’appartient

Et les terres de mon pays que j’ai franchies aussi diverses dans ses plaines ses montagnes ou ses collines

Ses reliefs méditerranéens ou sa violence océanique

Partout oui partout je me suis senti chez moi

Pour déguster les fromages par centaines et les vins

Qui ont construit la poésie de ma vérité

Et si je n’ai pas encore franchi le Gers ou le Lot

J’ai passé tous mes hivers et les étés dans les chemins les plus durs et les plus doux

Toujours surprenants par leurs couleurs et leur beauté

Impossible de nommer cantons et villages villes et campagnes cours d’eau forêts

Monts et crêts montagnes célébrées dans la naissance des origines

Mon pays est la France et je garde au cœur l’économie de l’espérance

Qui dut parcourir la foi de cinquante générations et la force d’autant

Pour construire un pays il faut du courage et de la volonté

Le métier est un art et les poètes un temps des alliés ont été convaincus

De leur ignorance

Mais la technique et les techniciens ont abrutisé ce pays qui n’en est plus un

Dont la culture a été jetée aux chiens ou aux orties

La langue dépecée à coups d’anglicismes anglo-américains

La fine fleur de son industrie a été nettoyée équarrie sous le profit mondial

Et l’argent mène par le bout du nez des élites décadentes et meurtries

Aux projets vides de sens et de poésie

Car eux ils sont que par ce qu’ils ont

Ils n’ont rien donné mais ont tout pris

L’avenir appartient donc aux justes qui renverseront le désordre établi

Et la prochaine révolution sera absolue et déterminée

N’aura aucune pitié

Nous abolirons les privilèges et le salariat

Nous ouvrirons les frontières aux hommes de bonne volonté

Nous massacrerons les traîtres les mafias et supprimerons l’armée

Seuls les meilleurs auront le pouvoir pour un temps un mois ou une journée

Les autres vivront leur vie leur destinée en sachant ce qu’il faut pour dessiner un arbre

Faire un poème ou une chanson ou construire une table en chêne un chalet ou un bateau

Et si je vous vois sourire c’est que vous rêvez éveillé et c’est que vous êtes

Redevenus un peu plus libre l’espace des trois minutes qu’il vous aura fallu

Pour lire et rêver

Pour rêver d’être libre et libéré

 

 

Saint Julien Molin – Molette, Paris,

août 2009

 

Par Jean-M. Platier - Publié dans : Un poème pour la nuit
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 18:22

En passant des étés fantastiques

Pour m’affranchir

De chaque étape

J’ai réinventé mes rêves

 

Saint Julien Molin – Molette, Paris,

août 2009

 

 

Par Jean-M. Platier - Publié dans : Un poème pour la nuit
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